*Source APCM Février 2018

LA RADIO DÉMATÉRIALISÉE DIT ADIEU AU HARDWARE

L’édition 2018 du salon de la radio à la Villette du 21 au 26 janvier a démontré une orientation digitale forte chez l’ensemble des acteurs présents. Les webradios nées sous l’ère du digital sont actuellement les mieux préparées pour s’externaliser entièrement dans le cloud.

Bientôt la fin des logiciels en local sur la station de travail

Bien sûr la diffusion radio s’opère encore beaucoup à base de hardware mais la technologie dématérialisée naissante laisse entrevoir la possibilité de plateformes radio entièrement hébergées en ligne. Les nouvelles radios pure player ont un coût de fonctionnement réduit avec un modèle d’affaire plus efficace et dynamique. Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène : par exemple la souplesse et la mobilité de la structure, ou l’autonomie de l’ensemble de la chaîne, de la production à la diffusion, grâce justement à l’utilisation de nouvelles technologies dématérialisées. Certaines parviennent déjà à monétiser leur offre, à l’instar de Radio Immo ou prochainement Radio Médecine Douce, toutes deux dans le Top 100* des webradios les plus écoutées en France.

Une onde de retard pour les radios hertziennes

Quelques acteurs développent des outils ou parcelles d’outils dans le nuage : Digigram, avec une interface pour multiplex utilisée en FM où chaque correspondant se connecte dans le cloud, en lien direct avec le CDM de la radio, ou encore WinMedia avec son système d’automation pour la diffusion ou faire du voice track et du montage dans le cloud. En attendant la radio du futur entièrement hébergée virtuellement, des solutions clé en main de ce type étaient proposées au salon de la radio 2018 et préfiguraient ainsi la webradio du demain.

Les radios hertziennes, encore peu avancées sur le plan de la dématérialisation, utilisent principalement des solutions de stockage et d’hébergement de fichiers et de podcasts en ligne. Malgré des marques d’intérêt pour cette technologie, les acteurs historiques du monde de la radio restent frileux sur la pleine utilisation du cloud, et restent encore attachés au hardware et à la diffusion FM. En effet, leur usage actuel de la webradio se réduit uniquement à une déclinaison du programme source sous forme de thématiques musicales, sans valeur éditoriale ajoutée. Pourtant un marché entier reste à prendre, celui du lancement de véritables webradios de talk, s’appuyant sur les fonctionnalités développées pour ce type de format : insert téléphonique pour une véritable interaction avec l’auditeur, génération instantanée des podcasts, partage automatique des contenus sur les réseaux sociaux… Quand la bascule vers le Cloud se généralisera t’elle à l’ensemble des acteurs et avec quelles fonctions? Jusqu’où ira la «cloudification» et quelles surprises technologiques à venir nous apporteront les nouvelles technologies numériques, comme le Speech To text ou l’intelligence artificielle ?

Une chose est sûre, si elles ne veulent pas être supplantées dans un avenir proche par les pure player, les historiques ont donc tout intérêt à prendre rapidement un véritable virage global dans le cloud.

Saooti présentait au Salon de la Radio 2018 en partenariat avec Digigram une solution 100% dans le cloud : la Blu RADIO. Un modèle pour l’instant sans équivalent sur le marché de la radio dématérialisée, avec toutes les fonctionnalités d’un studio traditionnel : insert téléphonique, studio virtuel avec direct multiplex interactif, podcasts automatisés…